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QUESTIONS FRÉQUENTES

  • Qu’est-ce qu’un aidant ?
Un aidant est une personne qui s’occupe d’un proche qui a besoin d’aide pour assurer les activités de la vie quotidienne et ce tout à fait gratuitement. Cette personne n’est pas autonome à cause de son âge, d’un handicap, d’une maladie…
L’aidant principal est celui qui va l’aider au quotidien. Il s’agit le plus souvent du conjoint ou d’un enfant.

  • Qu’est-ce que le répit ?
Le répit répond à un besoin précis des aidants : celui de vaquer à ses occupations. Lorsqu’un aidant s’occupe d’un proche malade, il a (trop ?) tendance à renoncer à certaines activités : aller chez le médecin, voir des amis, se balader, aller au cinéma….

  • Quand faire appel à une aide ?
Ne repoussez pas vos limites!
Cherchez du réconfort auprès de votre famille, de vos amis et des professionnels.
Demandez de l’aide à quelqu’un est un acte bienveillant à la fois pour vous et pour vos proches.

  • Comment se passe le diagnostic ?
Le spécialiste (neurologue, gériatre, psychiatre) vous recevra et vous écoutera. Veillez à bien décrire ce que vous avez observé afin qu’il oriente les investigations de manière adaptée. Il peut vous proposer quelques tests de mémoire par un Neuropsychologue et un scanner. Le temps du diagnostic se déroule en plusieurs consultations et des hypothèses sont émises. Un traitement peut être proposé à votre proche pour l’aider à vivre la maladie au quotidien.

  • Comment se faire à l’idée d’être aidé ?
Il existe des services pour vous soulager et faciliter le maintien de votre proche à votre domicile. Pourtant, à l’idée d’utiliser ces services, vous avez une réaction de recul. Vous êtes parfois réticent. Il vous semble que vous allez perdre le contrôle et la maîtrise de la situation. Peur de parler de soi, de votre intimité… Peur d’être jugé… Culpabilité… Toutes ces résistances, bien compréhensibles ne doivent pas vous faire rejeter l’aide que vous pouvez recevoir.

  • Un soutien psychologique est-il nécessaire ?
La prise en charge psychologique doit être adaptée à la personne et à la phase de la maladie. Les proches sont aussi affectés par la maladie et nécessitent un soutien spécifique. Une prise en charge psychologique contribue à prévenir les troubles psychologiques comme la dépression et l’anxiété souvent associés à la maladie.

  • Quels sont les signes qui attirent l’attention ?
Autour de la maladie d’Alzheimer…
Elle se traduit tout d’abord par des pertes de mémoire, des oublis qui concernent les faits récents (un rdv, une visite). La personne a du mal à s’organiser et à programmer ses activités (faire les comptes, utiliser les transports, utiliser le téléphone…). Elle peut faire preuve de maladresse dans ses gestes ou bien ne plus reconnaître les objets usuels (télécommande TV, téléphone…). Parfois, les signes commencent par une perturbation du langage, la personne cherche ses mots ou dit un mot pour un autre.
La maladie s’accompagne souvent de modifications du caractère. La personne peut devenir anxieuse, a du mal à s’endormir et a moins ou plus d’appétit.
Les symptômes ne sont pas présents en même temps.
Il faut y faire attention s’ils persistent plusieurs semaines, voire des mois.

Conseils : Si vous remarquez ces signes sur plusieurs semaines chez votre proche ou chez vous-même, consultez votre médecin traitant qui vous adressera à un spécialiste. D’autres raisons médicales peuvent provoquer des pertes de mémoire.

Autour de la maladie de Parkinson…
Souvent la personne décrit une fatigue, une faiblesse, une lenteur ou l’incapacité à effectuer un mouvement  ou à faire deux choses à la fois. Il existe une difficulté à passer d’une séquence motrice à une autre, d’un geste à un autre. Elle peut également décrire une sensation de raideur, de douleurs musculaires ou bien trembler de la main au repos.

Conseils : Si vous observez chez vous ou bien chez  votre proche, certains signes inhabituels, consultez votre médecin. La cause peut être différente.


Autour de la maladie Sclérose en Plaques…
Les premiers signes de la maladie sont variables d’une personne à l’autre. Le plus souvent, ce sont des troubles moteurs avec une faiblesse et/ou une raideur musculaire. On peut aussi reconnaître des troubles visuels telle une baisse de l’acuité visuelle ou des troubles sensitifs. Les troubles sont spécifiques à chaque personne. Ils peuvent être oculaires, sensitifs, moteurs, vertigineux, génitaux, sphinctériens, cognitifs.
Conseils : le médecin est à l’écoute pour vous aider à lutter contre les désagréments de la maladie et peut vous orienter pour un soutien psychologique.

  • Quels professionnels peuvent vous aidez ?

N’hésitez pas à contacter la Plateforme 63 pour vous renseigner, vous conseiller, vous orienter. Nous sommes à votre disposition.

Pour le diagnostic et le traitement ?


En complément du médecin traitant, il existe des services spécialisés dans le Puy-de-Dôme pour vous recevoir et établir un diagnostic.

Vous pouvez contacter le CMRR (Centre Mémoire Ressources Recherche) au CHU Gabriel Montpied, service de Neurologie ou le CEGERM  (gériatrie) pour rencontrer un neurologue ou un gériatre au CHU Guy Thomas à RIOM.
Des neurologues en libéral proposent également des consultations en cabinet pour un suivi médical.

Pour des questions administratives et financières ?

N’hésitez pas à contacter les assistantes sociales du Conseil Départementall (du service APA ou de secteur).
Le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) de votre secteur peut vous renseigner et/ou vous accompagner.
Certaines associations spécialisées dans ce type de maladie peuvent apporter un soutien administratif et moral.
Certaines caisses de retraites et certaines mutuelles peuvent contribuer à une participation financière.

Pour des aides à domicile ?

Il suffit de contacter des organismes de services à la personne. Il en existe maintenant beaucoup. Renseignez-vous autour de vous pour connaître les prestations des différents services et le coût. Des aides comme l’APA peuvent apporter un soutien financier.

Pour un accompagnement au quotidien ?

Des psychologues accessibles et disponibles sont là pour vous permettre de faire face à la maladie et au quotidien. Vous pouvez demander des consultations au CHU Guy Thomas (Riom), auprès d’associations locales et bien sûr à la Plateforme63.
Les professionnels de la MAIA apportent leurs compétences pour les situations complexes à domicile.
Les Equipe Spécialisée Alzheimer (ESA) proposent des séances de soins à domicile, sur prescription médicale.

Pour des conseils sur l’environnement à domicile ?

Les ergothérapeutes sont compétents pour vous conseiller et faire une analyse de votre habitation. La Plateforme 63 propose gratuitement ce type de prestation.

Pour du répit ?

Les accueils de jour, les séjours d’hébergement temporaire, les séjours de vacances et le répit à domicile peuvent vous donner un nouveau souffle.
Si vous avez déjà une assistante sociale, elle peut vous aider dans les démarches.
Pour les séjours en hébergement temporaire, vous pouvez adresser une ou plusieurs demandes directement à l’établissement ou via le CLIC de votre secteur.
Pour les accueils de jour, il en existe plusieurs. Privilégiez celui qui vous correspond le mieux (proximité du domicile, horaires, possibilité transport…).
Les séjours-vacances sont proposés par certaines associations et par la Plateforme63.